Faire son déodorant

Les déos du commerce sont faits avec des sels d’aluminium, des parabens pour les conserver, et de l’alcool. Donc, comme tout le monde, j’ai voulu essayer une alternative que personne n’a jamais incriminée de risques pour la santé.

J’ai donc fabriqué mon propre déo à partir de la recette super facile d’Antigone XXI, que je vous indique ici avec mes modifications.

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Ingrédients :

  • 50 g. d’huile de noix de coco liquide (= laissée au soleil ou chauffée préalablement au micro-ondes ou bain-marie) – pour la consistance.
  • 30 g. de bicarbonate de soude ultra fin : le mien a fait un tour au mortier au cas où – pour ses propriétés anti odeurs et anti-bactériennes
  • 20 g. de fécule (de la bête Maïzena pour moi) ou d’arrow-root – pour épaissir
  • 10 gouttes d’huile essentielle de votre choix : origan pour moi, parce qu’elle sent bon et pour ses propriétés antibactériennes. Comme vous le savez, les huiles essentielles ne sont pas anodines, il est impératif de vous renseigner avec précaution sur les propriétés et effets secondaires de celle que vous comptez utiliser. – pour le parfum.
  • facultatif : 4 gouttes d’extrait de pépins de pamplemousse (eh oui, la vitamine C est un excellent conservateur !) ou d’un autre conservateur à votre convenance.

il faut aller lire son post sur son blog !

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L’huile de coco liquide après quelques minutes au bain-marie.

 On verse l’huile de noix de coco liquide dans le contenant qui contiendra le déo (un pot de yaourt en verre avec son couvercle pour moi), et on y ajoute tout doucement le bicarbonate et la fécule, en remuant régulièrement et énergiquement avec une fouchette pour éviter la formation de grumeaux.

Ceci fait, on ajoute l’huile essentielle et le conservateur.

On referme son contenant et on laisse refroidir pour retrouver une texture solide.

Ce déo peut s’utiliser dans un roll-on si vous en avez un qui est réutilisable, ou sinon – ce que je fais – en en prélevant une noisette avec l’index pour l’appliquer sur les aisselles.

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Je compte en prélever quelques cuillers dans un tout petit pot pour l’emporter en voyage !

Entretenir sa paranoïa : la piscine

La piscine c’est bien, il y a tous les âges, toutes les corpulences, là au moins personne juge, et puis on peut faire du sport sans être embêtés, se détendre, y passer tout le temps qu’on veut.

Que nenni.

Tu commences par vouloir nager dans la moitié sans lignes d’eau, il y a, logiquement, des enfants qui jouent, des adultes plantés debout au milieu juste là où finit le petit bain, et des gens qui essayent diverses planches et flotteurs.

Tu te rabats donc dans la lige d’eau « nageur lent », parce que bon, t’es pas venu-e pour faire de la compète. Tu te retrouves à slalomer entre les nageurs plus que lents et à doubler trois personnes par longueur, quand tu ne te prends pas le pied du nageur qui est devant dans ton menton (qui est derrière, si vous suivez). Il l’a fait exprès, c’est certain.

Tu changes de ligne, tu passes chez les nageurs moyens. Un connard qui fait du dos crawlé, aka la nage la plus lente du monde, te convainc que chez les moyens aussi on a décidé de t’empêcher de te détendre.

Chez les nageurs rapides, c’est même pas la peine, t’es pas venu-e battre un record on a dit. Et puis eux, si, ils flottent et glissent sur et sous l’eau et ça fait bouger les muscles de leurs grosses épaules luisantes d’eau de javel. Tu te perds un peu en scénarii de films pour adultes à base de nageurs de compétitions en slips et sans les claquettes pour marcher au bord, ah non trop tard je visualise les claquettes c’es foutu, et tu retournes chez les moyens.

Tu commences à être un peu fatigué-e d’avoir tant slalomé, alors maintenant c’est toi qu’on double. Tu as même vu quelqu’un ne pas finir sa longueur et faire demi-tour à 8 mètres du bord quand toi, tu touchais le bord, pour être sûr de ne pas se retrouver derrière toi. Hashtag vexation.

Tu retournes chez les lents, ici au moins tu ne rencontreras aucun signe que tu ne nages pas assez bien. Tu travailles ton crawl en respirant bien et sans battre des jambes, quand tu heurtes la plante de pieds dégoûtante du connard qui fait du dos. Qui a lui aussi décidé de ne plus déranger personne – cherchez l’erreur – en allant dans la file lente. En le doublant, tu te prends en pleine figure la main de la crawleuse d’en face qui, crawl oblige, ne levait pas la tête et ne s’attendait pas à trouver quiconque en face d’elle à contre-sens. Heureusement qu’on n’est pas sur une route, tu serais un danger public.

Tu as eu tort, et en plus tu as mal à l’oeil maintenant. Tu repasses du côté sans lignes d’eau, les enfants sont partis, et ces gens qui papotent ça ne fera pas plus de slalom que dans les lignes, après tout.
Tu tentes laborieusement de compléter ta longueur quand un groupe de quatre jeunes crawleurs de compétition te passe devant à toute allure dans un fracas de remous, de mouvement parfaits et de biceps gonflés. Et repasse en sens inverse au retour. Il faut évidemment que tu dévies ta trajectoire pour les laisser passer.

On n’est plus tranquille nulle part.

Tu sors, épuisé-e moralement plus que physiquement, et tu te dis que la prochaine fois, ce sera vélo d’appartement absolument seul-e.

Tu avais évidemment oublié les douches communes avec la mousse du gel douche des autres qui dégouline jusqu’à tes pieds, et le sol dégoutant des vestiaires à cause de tous ces gens qui marchent en tongs de plage encore sales de l’été à la mer au lieu d’être pieds nus.

Le sport ça détend tellement.